Au revoir ! sur "Carnets de thèse" de Tiphaine Rivière

En guise d’adieu, après cinq ans à la tête de l’école doctorale, et pour finir sans faire un discours, je vous envoie un mot sur la BD de Tiphaine Rivière, Carnets de thèse (Seuil, 2015), BD autobiographique à peine fictionnalisée, assez juste. Oui, c’est un peu cela une thèse en lettres, ou plus largement en SHS : on y laisse des plumes et on s’y aguerrit, y compris métaphysiquement : l’essentiel est d’arriver au bout. Le récit pourrait paraître désespérant (kafkaïen…) mais le parcours de Tiphaine Rivière (autant que celui de son héroïne, Jeanne) dit exactement le contraire. Faire une thèse de lettres ouvre des horizons, jusqu’à une entrée dans le monde de la BD. Si vous êtes en train de faire votre thèse, ne lisez pas la BD pendant les tout premiers mois, mais si vous laissez passer la première année, vous allez vous y reconnaître. Haut les cœurs ! Le plus réussi est la figuration architecturale du plan de thèse (de la première ébauche perfectissime aux retouches successives, plasticiennes…).
Quand vous aurez envie de pleurer, allez-y voir !
Il y a toujours une voie à trouver pour avancer.

Michèle Clément
ancienne doctorante